Photo: Peter Gerdehag



« Le temps des fermiers sur terre » est un documentaire traitant de la nature: Il raconte le combat de Sytrbjörn Ejneby et de son épouse Solveig pour préserver, selon les anciennes traditions, la nature, ses ressources inestimables et ses paysages. Le couple habitait en dehors de la ville de Oskarshamn, dans le comté de Småland, en Suède. (Pour plus d’information sur le film, voir la rubrique ”News”.)


Alors que Styrbjörn utilise la force des chevaux pour opérer ses machines, Solveig travaille dans le jardin pendant que les moustiques grouillent autour d’eux. Á la lueur du premier rayon de soleil filtrant les arbres, le couple savoure un café dans la nature. À quelques mètres à peine, on peut entendre le souffle apaisant de Lukas, leur cheval. Le troupeau est ramené à la maison sur cette route de gravelle, cette même route par laquelle le bois du foyer a été transporté un peu plus tôt. Des tournées sont faites afin de vérifier les clôtures, nettoyer la ferme et nourrir les animaux. Les oiseaux chantent, les enfants eux, jouent dans la paille. Le souper sera finalement servi un peu plus tard, sous les pommiers. La neige tombe, un brouillard épais couvre les champs, l’eau coule dans le ruisseau, les saisons changent et le cycle, encore une fois, s’achève, comme à tous les ans. Cette année cependant, le destin à autre chose en tête pour Styrbjörn, et il le sait…

Photo: Peter Gerdehag


Il y a 50 ans, le paysage était constitué de centaines de petites fermes comme celle de Styrbjörn et Solveig. Les gens vivaient de la terre et de ce qu’elle leur apportait, selon les mêmes anciennes traditions et routines. Mais à pressent, ces paysages seront-ils oubliés? Qu’adviendra-t-il de la diversité biologique? Pouvons-nous nous permettre de perdre cette partie de la nature, cette partie de notre histoire, cette partie de nous-mêmes? Avons-nous le droit d’exterminer certaines espèces de la nature pour notre unique bénéfice?

Photo: Peter Gerdehag


“Qui prendra soin des fleurs et des oiseaux lorsque Lasse et Lisa ne seront plus en mesure de le faire?” Il réalisa après quelques instants de réflexion que cette question, pour laquelle il n’espérait aucune réponse, ne s’adressait finalement qu’à lui-même.
















Photo: Peter Gerdehag


La forte personnalité de Styrbjörn et ses arguments ont eu un impact sur un grand nombre de personnes et ont joué un rôle important sur plusieurs questions concernant la préservation de la nature. Par son implication dans l’organisation locale de la préservation de la nature, Styrbjörn a été en mesure d’accomplir beaucoup pour cette cause.

Peter Gerdehag qui habite dans le village voisin est le photographe qui a documenté le style de vie de Styrbjörn depuis 1978. “Styrbjör est comme mon deuxième père” raconte-t-il. “Il m’a appris tout ce que je sais au sujet de la nature et de ses habitants. Il m’a également enseigné comment envisager la vie et me lier avec elle.” Ce film est donc plus qu’un simple documentaire pour lui, c’est également le portrait de l’évolution d’une relation entre ces deux amis, au travers des différentes phases de plus en plus éprouvantes de la vie de Styrbjörn.

En 1998, l’auteur Jan Danielsson a publié le livre ”Bondeboken” (vendu à près de 40 000 exemplaires). C’est en 2000, à Hycklinge, village où demeurait le couple, que le photographe Peter Gerdehag a débuté sa documentation. C’est ainsi que pendant presque deux années, il a suivi et documenté la vie de ses deux sujets et amis.

-“C’est bien que tu filme Peter. D’autres personnes doivent voir ce film. Il y a toujours quelque chose à apprendre et si quoi que ce soit devait m’arriver, cela pourrait permettre de continuer à prendre soin de ces paysages, même après ma mort.”

Pour en savoir plus sur ”Bondeboken” et pour voir les photographies, visiter le www.gerdehag.com et cliquer sur ”Utställningen” (gallerie).